BLANKER REPUBLIC · HEY YOU

Tu possèdes un certain penchant pour les blousons en cuir, les Gibson (ou Fender, selon ta team) et les mecs qui enflamment une scène rien qu’en faisant du headbang? Jamais l’idée que Besançon était une ville ultra rock ‘n’ roll ne te serait venue à l’esprit? Tu cherches à te libérer de tes vices rédhibitoires?   

Il parait qu’il existe une thérapie répondant au doux nom de Hey You, récemment mise en vente sur le marché par la firme Blanker Republic ; référence explicite et sans équivoque à une république de blancs-becs. Mmmh, tout compte fait, on va peut-être passer outre l’étape décryptage de la notice.

Prescription recommandée : Ingérer une plaquette de pilules contenant quatre titres, cinq potes,  un talent manifeste et une aspiration à l’éclate. A quelle fréquence? Le cadre légal impose une limite d’écoute à 2 fois par jour au risque de voir survenir des effets secondaires de l’ordre de l’addiction.

Mais entre nous : depuis quand le rock est-il une affaire de légalité?

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© Christophe Garin

Etablis au sein d’une formation pop-rock en place depuis 2013,  Brice (chant), Marc (guitare), Valentin (guitare), Antoine (basse) et Jules (batterie) ont déjà un joli palmarès de concerts derrière eux. Au cours de l’année 2015, ils dévoilaient leur premier EP éponyme Blanker Republic porté par le titre Don’t Have a Look Down à l’accent très White Stripes. Un an plus tard, après un changement au sein de la formation (départ de l’ancien guitariste remplacé par Valentin), les Bisontins s’enfermaient déjà en studio pour l’enregistrement de leur nouveau bébé et objet de mon emballement actuel.

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© Christophe Garin

Si Hey You s’inscrit dans la continuité de la fougueuse Blanker Touch, on a cette fois-ci affaire à des morceaux très hétéroclites possédant chacun une identité et un style plus forts, plus pro  et plus affirmés. Sur scène, les mecs donnent tout telle une déflagration à la Twin Atlantic. Pourquoi je kiffe? Parce que l’EP est imprégné d’une aura rocknrollesque (et oui, j’ai tenté). Note que selon le Larousse, « aura » peut faire référence à une « manifestation clinique passagère annonçant une crise d’épilepsie ».  Coïncidence?

I don’t think so.

Une rythmique à la Foals sur le morceau Hey You, un début de Everlong sur In My Mind avec des refrains sonnant à la Kings Of Leon… Je ne vois qu’une explication plausible à cette affluence de références : l’album a été composé pour moi. Mes coups de coeur? Indéniablement Should I Be Blamed pour la force de son refrain (+1 pour la beauté du clip) et Wanna Be Somebody, une hybridation dBlack Dog (Led Zepplin), Open My Eyes des Rivals sons et Ten Tonne Skeleton des Royal Blood. En définitive, les Blanker ont donné naissance à une jolie pépite élaborée minutieusement par un groupe en pleine ascension et à qui je souhaite le meilleur pour la suite!

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