STEREO HONEY × MONUMENTS

Aujourd’hui, c’est d’un coup de coeur sans précédent dont je m’apprête à te parler. Cité par The Independant aux côtés d’Anteros, Yonaka et Fisbach dans la catégorie « les nouveaux groupes à suivre / écouter en 2018 », Stereo Honey et son premier EP Monuments, ne laisse pour le moins pas indifférent.  

Après un long processus de votes démocratiques qui a valu au quatuor londonien de se prénommer un moment « le groupe sans nom », Pete Restrick (Vocals/Guitars) Nicky Boiardi (guitar) Jake Black (drums) et Ben Edwards (bass) se mettent enfin d’accord sur la dénomination qui sera la leur. A l’écoute d’un morceau des Daysleepers, l’évidence se fait, ce sera Stereo Honey, mot dont la prononciation reflète parfaitement leur électro-pop planante et mélancolique.

Stereo Honey

Faire ses preuves en ne sortant que quelques titres, ne s’avère pas toujours être évident mais force est de constater que la formation ne connait pas cet embarras. Au détour de quatre morceaux bien distincts, le groupe pousse l’enchantement encore plus loin : En plus d’être des musiciens à la sensibilité exacerbée, les Stereo Honey sont aussi de magnifiques conteurs d’histoires.  Yeux fermés et lèvres entrouvertes, quelques notes sortent de la bouche de Pete Restrick. Tels les phylactères d’une bande-dessinée, elles narrent des récits élevant ton imagination à son paroxysme. Tu ne comprends toujours pas où je veux en venir? Tentons l’expérience suivante : Appuie sur Play, revête ton casque ou tes écouteurs, ferme les yeux et écoute…

Tragique et poétique en même temps, The Bay évoque, tel un mirage, un accident ayant fait perdre la vie à 23 travailleurs Chinois en 2004. Les rayons lumineux se réfractent et le destin de deux êtres se jouent devant nous. L’atmosphère est tendue, inquiétante, angoissante. Le ciel est gris, les vagues frappent le sable dur et mouillé de la plage. Les bateaux ne sont pas de sortie. Nos yeux se troublent, des mouvements confus produisent de l’écume à outrance. Des membres s’agitent et semblent suivre une chorégraphie anachronique. Ce qui aurait pu être une danse se transforme en détresse. Deux corps introuvables, des souvenirs d’enfance qui auront désormais un goût amer.

Stereo Honey 2

Suivant les tracs de leur grande soeur, les trois autres morceaux tracent leur bout de chemin. Trough The Dark t’emmène dans des lieux pour le moins étranges, gagnés par la pénombre. Pourtant, une lumière persiste. « Through the dark plays around with the metaphor of light in darkness as both revealing/concealing, exposing/obscuring ». Viens le tour d‘Angel et ses paroles désenchantées respirant le souvenir et l’empirisme menant à une fatalité irrévocable : She’s my queen, she’s my disease. Telle une intervention de diplomatique, Feels Like Heaven vient compléter l’oeuvre en ramenant ton poul au seuil acceptable, médicalement parlant. L’EP est conclu avec brio et, une fois de plus, on ne peut s’empêcher de jalouser les britanniques pouvant se délecter de tous ces « petits » groupes extrêmement prometteurs.

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